Principales propositions UCC-CFDT concernant
le temps de travail des cadres
On trouvera dans le n°385/386
de la revue Cadres CFDT
un développement de ces propositions:

1)  Évaluer son "temps de travail complet"
2)  Évaluer sa charge de travail
3) Exiger d'être concerné par les 35 heures
4) Travailler un maximum de 200 jours par an
5) Faire respecter le droit à l'isolement
6) Limiter et négocier les astreintes insidieuses
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1)  Évaluer son "temps de travail complet"

L'UCC-CFDT propose une méthode de calcul du "temps de travail complet" qui est la somme de la "durée du travail constatée" et des temps  consacrés aux activités professionnelles induites (voir le système expert TEMPOCADRES©).

Certes le code du travail impose un décompte individuel du temps lorsque les horaires ne sont pas collectifs, y compris pour les cadres (article L.620-2) , mais il faut aller plus loin que la déclaration administrative, car chaque cadre doit être lucide sur son temps de travail réel, ses marges d'autonomie dans la fixation de ses horaires et l'équilibre de ses activités.

Être LUCIDE, individuellement et collectivement, sur le "temps de travail complet" et  les marges d'autonomie est un préalable à la négociation de réduction du temps de travail, et d'éventuelles modalités spécifiques pour les cadres.

2)  Évaluer sa charge de travail

Chaque salarié, et en particulier chaque cadre, doit essayer d'évaluer sa charge de travail, et ses effets sous forme de fatigue physique, de fatigue mentale, de stress ou de plaisir.

En effet, le temps de travail des cadres est lié à leur charge de travail, qui découle des objectifs qui leurs sont fixés (explicitement et implicitement): il est vain de croire que l'on peut réduire le temps de travail des cadres sans réduire leur charge de travail.

Cette réduction de la charge de travail des cadres sera effective à une condition : que l'on sache la prendre comme un projet, permettant une large réorganisation, et non comme une contrainte.

3) Exiger d'être concerné par les 35 heures

Le plus grand nombre de cadres possible doivent être concernés par la réduction du temps de travail liée à la loi sur les "35 heures" : il faut combattre la tendance de certains employeurs à élargir la catégorie "cadres supérieurs" afin d'échapper aux objectifs de la loi.

4) Travailler un maximum de 200 jours par an

Par des modalités diverses et adaptées, il faut faire que tout cadre travaille au maximum 200 jours par an en l'AN 2000.

L'UCC-CFDT pense que pour certains cadres, seul le décompte du temps de travail par jour est possible : mais ceci ne veut pas dire que les 200 jours comporteraient tous 10 heures par jour!
 

5) Faire respecter le droit à l'isolement

En effet les téléphones mobiles, la messagerie électronique, INTERNET,...permettent de rejoindre un individu en tous lieux , et à toutes heures. Les salariés non - cadres sont encore protégés par des horaires bien définis. Ce n'est pas le cas pour la plupart des cadres.

Jusqu'à maintenant, chez lui, le cadre pouvait s'isoler en s'éloignant du poste téléphonique. Mais peut - il  échapper au téléphone portable, sagement rangé dans sa poche?

Il est nécessaire de négocier les modalités de ce droit à l'isolement (voir le document UCC-CFDT "20 propositions sur les autoroutes de l'Information" 1996)

6) Limiter et négocier les astreintes insidieuses

C'est ainsi que se développe un nouveau type d'astreinte, l'"astreinte insidieuse et implicite" (l'entreprise peut joindre le cadre en permanence)  très valorisante, ...au début, mais très difficile à supporter, y compris pour les proches et la famille.

Il est nécessaire de limiter et négocier ces astreintes insidieuses (voir le document UCC-CFDT "20 propositions sur les autoroutes de l'Information" 1996)
 
 

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